Aller au contenuAller au menuAller à la recherche
Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

Rechercher :
Description illustration
Navigation principale

Eau et activités économiques - L’irrigation sur le bassin Adour-Garonne

L’irrigation sur le bassin Adour-Garonne

Sur le bassin Adour Garonne, l’irrigation est économiquement nécessaire à la filière agricole mais a un impact important sur la gestion des ressources en eau. L’agence de l’eau finance de longue date les projets destinés à améliorer la gestion de ces ressources et à permettre des économies d’eau en irrigation.

Pourquoi irriguer ?

Dans certaines régions, l’irrigation est incontournable à court et moyen terme, les exploitations agricoles concernées s’intégrant dans des filières de production indispensables à l’économie ; elle peut notamment être imposée par contrat pour assurer la qualité des produits.

30 000 irrigants sont répertoriés sur le bassin Adour-Garonne. Seuls ceux prélevant plus de sont potentiellement “redevables” auprès de l’Agence. Le dispositif est déclaratif, mais contrôlé en lien avec les services de la police de l’eau.

La surface irriguée est de l’ordre de 600 000 ha. Le maïs, en baisse ces dernières années, en représente encore les 2/3.

Les volumes d’irrigation sont en Adour-Garonne beaucoup plus faibles (de l’ordre de 1 700 m3/ha en moyenne) que dans des régions ou pays voisins (ex : Espagne).

Plus de 900 millions de m3 d’eau par an

La moyenne des prélèvements annuels pour l’irrigation sur le bassin Adour-Garonne représente en moyenne 940 millions de m3 par an sur la période 2002-2009.

Cependant, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les années 2002 et 2003 illustrent deux extrêmes : les plus faibles prélèvements pour la première, avec 660 millions de m3, et le maximum jamais enregistré de 1 200 millions de m3 en 2003. La principale raison de ces variations est l’influence des conditions climatiques et de la nature des sols sur la conduite des cultures irriguées. De manière plus marginale intervient également la variation annuelle des surfaces irriguées.

Évolution des volumes prélevés depuis 2002

Conseiller les irrigants pour moins utiliser d’eau

L’Agence aide les organismes professionnels à organiser, le plus souvent à l'échelle départementale, conseil et formation afin d’inciter les irrigants à diminuer les prélèvements d’eau. 

Environ  20  000 destinataires sur le bassin bénéficient de ce conseil à la conduite de l'irrigationqui concerne donc 70% des irrigants. Le coût du conseil, très variable selon la précision de son contenu et les opérateurs, est en moyenne de l'ordre 50 € par an et par irrigant

Ce conseil, ainsi que la mise en œuvre et le réglage de matériels économes en eau, permet d'économiser annuellement de l'ordre de 10% des volumes utilisés pour l'irrigation. Il pourrait être utilement complété par une réflexion collective sur les assolements.

Parallèlement à ces actions directement liées aux pratiques agricoles, sont entreprises des démarches d'économies d'eau auprès des structures collectives assurant la fourniture d'eau aux irrigants : diagnostics des réseaux de distribution, optimisation de la gestion des retenues et canaux.  

Les agriculteurs solidaires

Comme tous les usagers, les irrigants payent des redevances à l’Agence. Ces redevances illustrent la solidarité que la loi sur l’eau de voulu mettre en place entre tous les usagers de l’eau (industriels, particuliers, agriculteurs, pêcheurs, …).

Pour la campagne 2009, l’Agence a émis 8 663 titres de recette, en augmentation de 19 % par rapport à 2008. 42 % de dossiers instruits sur le bassin n'étaient pas redevables, en application du seuil des 100 €. Le volume d’eau prélevée par les irrigants non redevables représentait 4 % du volume total, soit 38 millions de m3.