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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Eau et activités économiques - Les prélèvements industriels

Les prélèvements industriels

En Adour-Garonne, les industries prélèvent en moyenne  400 millions de m3 par an (20 %  de la totalité des prélèvements d’eau, 87 % dans les eaux de surface, 9 % dans les nappes phréatiques et 4 % dans les nappes profondes). Des baisses d’activité (chimie, délainage, mégisserie) ou des mesures d’économies d’eau font que ces chiffres sont en nette diminution depuis les années 90.

L’eau, “bonne à tout faire” industrielle

La présence d’une ressource en eau abondante et de bonne qualité a souvent été un des facteurs d’implantations historiques d’industries traditionnelles :

  • utilisation des eaux superficielles comme moyen de transport,
  • matière première, sous-produit de fabrication ou solvant de réaction,
  • nettoyage et rinçage (des produits et des matériels),
  • production de vapeur, échanges thermiques (transport de chaleur, refroidissement) ou conditionnement d’air (dépoussiérage, lavages de gaz),
  • exutoire de rejets divers.

Les prélèvements industriels stabilisés

Les prélèvements pour l’industrie se traduisent par une faible consommation nette.

Cependant, ils peuvent poser problème lorsqu’ils sont faits dans des nappes d’eau souterraine, également utilisées pour l’alimentation en eau potable :  en Gironde, des prélèvements industriels excessifs et les conflits d’usages ont conduit les pouvoirs publics à un moratoire, en octobre 2000, avant la mise en place du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) des nappes profondes, en novembre 2003.

Certaines activités économiques (thermalisme, géothermie, stockage de gaz dans des structures géologiques) ont également des impacts sur les ressources en eau souterraine, impacts qui à l’heure actuelle doivent être mieux évalués.

Eau prélevée par les industries : plusieurs origines

Les PME, notamment du secteur agroalimentaire et hors activités spécifiques, utilisent le plus souvent l’eau potable du réseau public, éventuellement complétée d’un traitement d’affinage.

Les installations industrielles plus lourdes (chimie, métallurgie, papeteries, centrales nucléaires et thermiques EDF) aux besoins beaucoup plus importants, prélèvent directement l’eau au milieu naturel et réalisent les traitements spécifiques aux différents usages. Ces besoins quantitatifs alliés aux impératifs économiques et règlementaires ont souvent justifié la mise en place de circuits de recyclage, en particulier pour les eaux de refroidissement.

Usages industriels et qualité de l’eau

Des traitements spécifiques de l’eau directement prélevée au milieu naturel ou issue du réseau d’eau potable sont souvent nécessaires, même si la qualité nécessaire varie selon les usages :

  • eau industrielle de faible qualité qui ne bénéficie que d’un prétraitement sommaire (décantation, tamisage, filtration) notamment pour certains lavages, transports hydrauliques et refroidissements,
  • eau de process pour un usage direct au sein du procédé, après élimination préalable des substances particulaires et dissoutes pouvant parfois conduire après affinage à une qualité d’eau potable, notamment pour des usages alimentaires,
  • eau de très grande pureté pour des utilisations spécifiques, notamment en microélectronique ou dans le domaine médical de la biotechnologie.