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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

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des milieux aquatiques
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Eau et activités économiques - Les rejets industriels

Les rejets industriels

Sauf cas particuliers, les industries génèrent une ou plusieurs pollutions, notamment sous forme particulaire (matières en suspension, colloïdes de nature organique ou minérale), dissoute (d’origine solide, liquide ou gazeuse) ou thermique. Leur nature et leur importance dans un effluent industriel conditionnent le type de traitement épuratoire à prévoir pour atteindre les objectifs de rejet fixés par la réglementation. L’agence de l’eau peut apporter une aide technique et financière aux opérations de lutte contre la pollution réalisées par les industriels.

Industries et rejets polluants

Les pollutions générées sont très variables en fonction de la diversité des activités industrielles et des procédés de fabrication.

De très nombreux paramètres permettent de qualifier la nature des pollutions, notamment : le pH et la température, la salinité, la teneur en matières graisseuses, les matières en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biochimique en oxygène (DBO), l’azote, sous forme réduite (azote organique et ammoniacal) et oxydée (nitrites, nitrates), le phosphore et les micropolluants organiques ou minéraux.

Ces paramètres sont le plus souvent l’objet de mesures dans le cadre de la surveillance des rejets imposée à l’établissement par voie réglementaire.

Des rejets industriels organiques encore importants

Les pressions industrielles ponctuelles majeures ont été sensiblement réduites, en particulier au cours de la dernière décennie. Ces effets significatifs sont le fruit d’une pression réglementaire qui s’est accrue au cours des années 1990, conjuguée à une politique d’aide de l’Agence incitative déclinée autour de “points noirs” industriels ou en approche sectorielle.

Les industries agroalimentaires, papetières et chimiques restent prépondérantes dans les rejets organiques et constituent, avec la lutte contre la pollution diffuse, le cœur de cible des actions du 10e programme.

La pollution en matières oxydables d’origine industrielle déversée au milieu naturel reste néanmoins importante. Elle est évaluée à 0,9 million d’équivalents habitants (sur la base de 220 jours d'activité), soit 10 421 t/an de DBO5. Elle regroupe :

  • les rejets des établissements non raccordés, directement déversés au milieu naturel après épuration éventuelle sur site,
  • les rejets des établissements raccordés à un système d’assainissement communal, après collecte et traitement.

Des résultats variables en fonction des pollutions organiques

Les macropolluants organiques sont traités efficacement, lorsque les systèmes d’épuration des industries sont aux normes.
Les micropolluants, compte tenu de leur diversité et du fait que les stations d’épuration urbaines classiques ne sont pas adaptées pour traiter ce type de polluants, exigent un traitement spécifique.

Les industries agroalimentaires, papetières et chimiques restent prépondérantes dans les rejets organiques et constituent, avec la lutte contre la pollution diffuse, le cœur de cible des actions du 10° programme.

Raccordées ou non raccordées ?

Pour traiter la pollution organique, les industries peuvent se raccorder aux réseaux et stations d’épuration collectives des villes (parfois après avoir effectué au niveau de l’entreprise un traitement partiel). Sont concernées les PME PMI ainsi que le secteur artisanal. A l’inverse, les industries non raccordées correspondant généralement à de grandes entreprises, traitant elles-mêmes les pollutions qu’elles génèrent.

Pollution industrielle toxique

Générée principalement par les micropolluants organiques et minéraux, la pollution toxique d’origine industrielle peut être appréhendée de multiples façons.

Les paramètres "matières Inhibitrices" (MI), "métaux et métalloïdes" (METOX) et "composés organohalogénés adsorbables sur charbon actif" (AOX) utilisés par l’Agence de l’eau pour calculer le montant des redevances industrielles pour pollution toxique apportent des informations sur les niveaux de rejets industriels et leurs évolutions, avec toutefois les limites inhérentes à des indicateurs globaux de pollution.

Les branches "chimie" (72 %) et "métallurgie-mécanique-traitement de surfaces" (12 %), constituent les principales sources de rejets en matières inhibitrices.

Mieux prendre en compte la pollution toxique

Avec la prise en compte des objectifs de la directive-cadre sur l’eau (DCE), une nouvelle dynamique va s’amorcer dans la lutte contre les rejets toxiques, en particulier pour les substances dangereuses prioritaires.
Ceci se traduit par à un renforcement de la pression réglementaire étant donné les risques importants liés à l’impact de ces rejets sur les milieux et la santé humaine.
Après une phase de surveillance des rejets de substances dangereuses chez les industriels, des actions de réduction voire de suppression des flux de substances dangereuses sont prévues à terme.