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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Eau et territoires - Eau et territoires

Eau et territoires

Une densité de population variable mais en expansion, des secteurs à forte activité touristique et un recul de l’agriculture, font du bassin Adour-Garonne un territoire en pleine mutation.
Avec sept millions d’habitants, il concentre 35 % de sa population en Haute-Garonne et  en Gironde et compte trois grands pôles urbains : Toulouse, Bordeaux et le littoral basque.

Une démographie dynamique

Ces dix dernières années, sa dynamique démographique (+ 1 % par an) a été plus forte que la moyenne en métropole (+ 0,7 %), avec un excédent migratoire sur la façade atlantique et la périphérie toulousaine. L’attractivité touristique entraîne des écarts élevés entre la population résidente et saisonnière dans les Landes, en Charente-Maritime, dans les Hautes-Pyrénées et en Lozère.

A horizon 2030, l’INSEE prévoit une hausse de la population de 16 % (contre 11 % en métropole), soit 1,2 million d’habitants supplémentaires.  40 % de la population habiteraient en Haute-Garonne et Gironde. Le dynamisme démographique se poursuivrait sur la façade atlantique et autour de Toulouse.

Un territoire agricole et forestier

Le bassin reste :

  • peu artificialisé (3 % contre 5 % au niveau national),
  • riche en milieux semi naturels (39 % contre 34 % en France)
  • avec une surface agricole moindre (57 % contre 60 % au niveau national). L’agriculture occupe l’essentiel des zones rurales, malgré une déprise en périphérie urbaine, dans les Pyrénées ou le Massif central. Les grandes cultures se sont étendues au détriment des prairies (plaines de la Garonne, de l’Adour ou de la Charente ), ce qui complexifie la gestion de l’eau.

Un étalement urbain à risques

Depuis 20 ans, les zones bâties ont augmenté dans les aires péri-urbaines.
L’habitat individuel, en progressant plus rapidement que le collectif, occupe une surface plus étendue en Midi-Pyrénées et Aquitaine.
L’augmentation du coût du foncier, la croissance démographique et la construction d’axes autoroutiers, ont favorisé l’étalement des agglomérations et une forte artificialisation des sols.

Le développement urbain entraîne une consommation de foncier non bâti, une expansion massive des espaces artificialisés et des surfaces imperméabilisées (voiries, parkings). Les  logements sont de plus en plus éloignés des lieux de travail. L’urbanisation, mal maîtrisée, conduit à une consommation des sols non économe et non équilibrée.

Des conséquences pour les milieux aquatiques

Les impacts de l’urbanisation sur les milieux aquatiques sont importants, parfois irréversibles :

  • pression foncière sur les zones inondables, les espaces de mobilité des cours d’eau ou les zones humides,
  • augmentation des risques et dommages liés aux crues, 
  • perte de la biodiversité,
  • augmentation des prélèvements pour l’eau potable,
  • des besoins d’équipements onéreux,
  • des pollutions toxiques diffuses liées au ruissellement sur les voiries.

En intégrant les questions liées à l’eau et aux milieux aquatiques, les documents de planification doivent concourir à limiter les impacts négatifs de l’urbanisation sur la gestion de l’eau.