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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Eau et territoires - Que faire des boues d’épuration ?

Que faire des boues d’épuration ?

En l’espace de 35 ans, Adour-Garonne a vu son taux d’équipement en assainissement collectif passer de 7 % à 70 %. En corollaire, l’augmentation des flux collectés et épurés génère une production sans cesse croissante des sous-produits d’épuration, dont les boues.
Longtemps définie comme un déchet, la boue d’épuration dispose d’un nouveau statut qui la consacre aujourd’hui comme un produit lorsqu’elle entre dans la composition de composts répondant à la norme NFU 44-095.

Deux fois plus de boues à traiter en douze ans

87 000 tonnes de matières sèches de boues sont générées annuellement par les stations d’épuration du bassin. Ce chiffre a doublé en douze ans.

Devant ce fort accroissement, les modes de traitement des boues se sont diversifiés, même si leur destination finale demeure classiquement la valorisation agricole, l’incinération ou encore la mise en décharge (normalement réservée aux déchets non valorisables depuis 2002).

Des sous-produits fort utiles

Le recyclage des boues en agriculture demeure la filière reine du bassin Adour-Garonne. Près des 2/3 des tonnages produits sont valorisés par la profession agricole, particulièrement sensible à la qualité des boues mises à sa disposition et au respect des contrôles réalisés en amont de l’épandage. Progressivement, les collectivités de taille moyenne se sont orientées vers le compostage de leurs boues déjà déshydratées : ainsi, la capacité installée aujourd’hui suffirait à traiter la moitié du gisement produit.

Compte tenu des quantités en jeu, les grands centres urbains du bassin, comme Toulouse ou Bordeaux, ont opté pour une gestion optimale entre recyclage agricole et valorisation thermique.

Vers une réduction “à la source” de la production

Plus récemment, on observe un changement progressif dans le choix des collectivités. Elles privilégient des procédés épuratoires permettant une réduction de la production à la source, comme celui, innovant, mis en œuvre à grande échelle à Brive, mais aussi comme ceux plus rustiques au travers de filtres plantés de macrophytes (78 % des stations financées en 2010 par l’Agence).

Enfin, dans un bassin où 86 % des stations d’épuration ont une capacité inférieure à 2 000 équivalent habitants, la valorisation sous forme liquide reste souvent la solution de proximité la mieux adaptée aux communes rurales.

Et les matières de vidange ?

Encore assez peu mise en lumière dans les plans départementaux d’élimination des déchets, la gestion de ces résidus issus de l’assainissement non collectif prend une importance croissante au fur et à mesure que les structures publiques chargées du contrôle du non collectif (SPANC) se déploient dans le bassin.
Ici aussi, les solutions existent : dépotage en stations d’épuration, création de plateformes centralisées de traitement avant épandage,… dans un bassin très rural, ce sujet mobilisera les acteurs locaux comme ce fut le cas pour les boues à la fin des années 90.