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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Etat des ressources Gestion quantitative - Déséquilibres quantitatifs et sécheresses

Déséquilibres quantitatifs et sécheresses

Le bassin Adour-Garonne connaît depuis plusieurs années des périodes de sécheresse. Pourquoi? Les experts sont formels, les caprices de la nature s'amplifieront avec le réchauffement climatique.

La nature est capricieuse et le sera de plus en plus avec le réchauffement climatique

Il y a naturellement une grande variabilité dans l’intensité et la répartition des pluies. Aussi les écoulements des rivières fluctuent au cours d’une "année hydrologique" (de septembre de l’année N à août de l’année N+1) en alternant des périodes dites de hautes eaux (crue) et de basses eaux (étiage).
L’intensité de ces fluctuations  saisonnières est également variable selon que les années sont humides ou sèches, avec des variations de 1 à 5. Par exemple fin mai le débit de la Garonne à Toulouse peut varier de 100 m³/s les années sèches à 500 m³/s les années humides. Cette variabilité risque de s’accentuer à l’avenir avec le réchauffement climatique.

L’homme accentue ce problème avec ses prélèvements : quels prélèvements en eau dans les rivières et les nappes ?

Dans le sud-ouest, la période de faibles débits naturels correspond à la période de pointe des prélèvements (juillet-août). Ainsi le bassin Adour-Garonne connaît régulièrement des étiages sévères, résultant d’un déséquilibre entre les prélèvements et les ressources disponibles.

En période estivale, les prélèvements d’eau pour l’agriculture, avec 530 000 ha irrigués en Adour-Garonne, représentent près de 70% des prélèvements totaux (entre 700 et 1300 millions de m3/an en fonction des années). Les prélèvements pour la production d’eau potable et l’industrie représentent chacun près de 15% des prélèvements totaux en période d’étiage.

95% des prélèvements agricoles se font dans les cours d’eau (et leurs nappes d’accompagnement) ou les retenues agricoles. Peu de prélèvements agricoles sont effectués dans les nappes souterraines profondes, cette ressource étant principalement exploitée pour la production d’eau potable.

Sur le bassin Adour-Garonne, l’irrigation concerne principalement la culture de maïs. Les surfaces irriguées ont globalement diminué ces 15 dernières années mais cette baisse ne se traduit pas par une baisse des volumes prélevés.

Pour les prélèvements destinés à l’eau potable, la tendance est à la stabilisation malgré une forte hausse démographique.

Les prélèvements industriels ont diminué de 47% en 20 ans, par la conjonction des efforts réalisés par l’industrie lourde mais également les arrêts d’activité (AZF à Toulouse par exemple).