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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Garonne 2050

Afin de pouvoir anticiper les enjeux et les impacts des changements globaux, l’Agence a commandité l’étude “Garonne 2050”. A l’horizon 2050, les débits naturels d’étiage seront réduits de moitié pour le bassin de la Garonne, territoire par ailleurs à la fois très agricole et très attractif d’un point de vue démographique.

A partir de ces constats, trois scenarii, en fonction des choix que feront les gestionnaires de la ressource, ont été présentés au comité de bassin début décembre.

Laisser faire la nature et accepter des débits bien moindres

 Le laisser-faire : des choix a minima permettent d’assurer ce débit minimum 8 années sur 10. Le soutien des étiages se fait par l’intermédiaire de 75 millions de m3 de nouvelles réserves et grâce à 120 millions de m3 provenant d’accords de déstockage estival des réserves hydroélectriques. Les conséquences socioéconomiques  et environnementales sont importantes : très forte baisse des activités nautiques et de la pêche, surcoût important pour l’assainissement et la production d’eau potable,  disparition probable des poissons migrateurs et des zones humides, bouleversement de la végétation des berges et des paysages de bord de cours d’eau

Télécharger le film “Laisser faire la nature et accepter des débits bien moindres

Conserver la nature d’aujourd’hui :
compenser l’effet du changement climatique

Une compensation totale implique de lourds investissements en termes de création de réserves, sécurise les activités mais est très coûteuse (réservoirs nouveaux à hauteur de 360 millions de m3 et création de deux stations de transfert d’énergie par pompage permettant en parallèle de bénéficier d’un accord de déstockage estival de 500 millions m3 issus des réserves hydroélectriques). Elle favorise le bon fonctionnement des milieux aquatiques (les zones humides et les migrateurs persistent, les risques de crues sont limités) mais les impacts environnementaux locaux sont très importants.

Télécharger le film “Conserver la nature d’aujourd’hui : compenser l’effet du changement climatique

Limiter les vulnérabilités :
agir partiellement sur les débits d’étiage

Une compensation partielle : Pour bénéficier en 2050 d’une compensation à hauteur de 75 % du débit objectif d’étiage actuel, les gestionnaires décident de combiner diverses solutions pour trouver 335 millions de m3 supplémentaires. La qualité de l’eau n’est pas dégradée, les effets de l’augmentation de la température sont modérés, les zones humides et une partie des poissons migrateurs résistent. La création d’ouvrages de stockage limite les crues mais ont des impacts environnementaux importants. Les activités industrielles et agricoles sont sécurisées. La pêche, les activités piscicoles et nautiques, fragilisées, s’adaptent. Le coût de cette politique ambitieuse, qui permet de limiter les vulnérabilités, est important.

Télécharger le film “Limiter les vulnérabilités : agir partiellement sur les débits d’étiage

 A noter que les trois scenarii ont retenu les mêmes hypothèses pour l’agriculture et pour l’eau potable :

  • réduction des surfaces irriguées de 15 % -soit 35 000 hectares- et évolution de l’assolement (davantage de cultures d’hiver et de cultures moins gourmandes en eau en période estivale)
  • économies d’eau par les usagers domestiques et les gestionnaires (chasse aux fuites dans les réseaux d’eau potable), afin de compenser l’augmentation de la demande, due à la hausse de la population prévue sur ce territoire.

En complément : http://www.garonne2050.fr/

 

Le dossier en détail