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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Objectif : “zéro phyto” dans les collectivités

Tous les utilisateurs de pesticides (agriculteurs, collectivités, gestionnaires d’infrastructures et particuliers) doivent se mobiliser pour mettre en œuvre des solutions alternatives sans pesticides.

La lutte chimique reste un outil essentiel, facile d’utilisation, efficace et peu coûteux, de protection des cultures. Elle permet de préserver le potentiel de production, de régulariser les rendements et d’assurer une certaine qualité sanitaire des productions végétales.
Jugés longtemps indispensables, les pesticides sont désormais au centre des préoccupations environnementales. Tous les utilisateurs de pesticides (agriculteurs, collectivités, gestionnaires d’infrastructures et particuliers) doivent se mobiliser pour mettre en œuvre des solutions alternatives sans pesticides.

De quoi parle-t-on ?

Qu’on les nomme "produits phytosanitaires", "pesticides" ou "produits phytopharmaceutiques", ils désignent des substances ou préparations utilisées pour protéger les végétaux ou les produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action (fongicides contre les champignons, herbicides contre les “mauvaises herbes”, insecticides/acaricides contre les insectes et acariens et rodenticides contre les rongeurs notamment).

Il faut distinguer la substance active, exerçant une action générale ou spécifique sur ou contre les organismes nuisibles, du produit commercial "prêt à l’emploi", associant la ou les matières actives à des adjuvants. L’impact de ces derniers est aujourd’hui peu connu.

Les pesticides sont utilisés par les agriculteurs, les particuliers ou “jardiniers amateurs”, les collectivités et gestionnaires d’infrastructures.

Renforcement des aides de l’Agence aux collectivités locales

L’Agence renforce ses aides (taux de financement compris entre 30 et 50 % selon l’objectif de réduction) afin d’accompagner les collectivités et gestionnaires d’espaces verts et de voiries à diminuer, voire supprimer l’utilisation de pesticides dans l’objectif d’atteindre “zéro phyto”. Ces démarches “zéro phyto” sont particulièrement encouragées quand la commune est située sur une zone à enjeu particulier, les ressources en eau potable à protéger pour le futur étant prioritaires.

L’Agence finance les études de diagnostic des pratiques, préalable indispensable à la démarche, ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre de plan d’actions (organisation des équipes, des équipements et matériels, méthodes préventives permettant d’éviter les interventions). L’étude d’un plan de désherbage peut être utile, pour cartographier les techniques de désherbage adaptées à chaque situation du territoire de la commune.

Des communes du bassin ont déjà mis en œuvre des démarches dans ce sens. Toulouse, Bordeaux, Pau, Tarbes, Cahors, Pamiers et d’autres de toutes tailles, actives dans les plans d’action territoriaux (PAT) ou engagées dans des chartes départementales ou régionales, ont réduit l’usage de pesticides pour la gestion des espaces verts et des voiries.

Au travers de ces démarches, elles cherchent aussi à montrer l’exemple auprès de tous les utilisateurs non agricoles (jardiniers amateurs notamment).

En images les collectivités qui agissent déjà :

Zéro pesticide à Cournon d'Auvergne (63)
Zéro pesticide à Ayen en Corrèze : les habitants témoignent
Zéro pesticide à Tulle en Corrèze

Cette démarche concerne de même les départements qui ont notamment la responsabilité des routes. Plusieurs départements (Dordogne, Corrèze, Gironde, Landes, ...) se sont ainsi lancés dans des opérations de diminution, voire d'arrêt d'utilisation, des pesticides.

Si vous souhaitez engager une démarche de réduction de l'utilisation de pesticides dans votre collectivité :

Sensibiliser les jardiniers amateurs

17 millions de Français qui cultivent un bout de jardin, un potager, ou qui entretiennent soigneusement leur pelouse utilisent des pesticides. Au total, le million d’hectares de jardins, privés ou collectifs, reçoit chaque année 5 000 tonnes d’herbicides, de fongicides et d’insecticides. Des actions de sensibilisation ont été conduites afin d’inciter ces jardiniers à se tourner vers d’autres techniques plus naturelles.

Prévenir plutôt que guérir

Les actions de prévention des risques doivent être menées à destination :

  • des pouvoirs publics,
  • des fabricants de produits et de matériel de traitement,
  • des distributeurs,
  • des professionnels agricoles,
  • des collectivités territoriales.

Parmi les actions mises en œuvre, le code de la santé publique fixe les limites de concentration de pesticides dans les eaux potables à 0,1 µg/l par substance individualisée et 0,5 µg/l pour le total des substances actives mesurées. Des périmètres de protection des captages doivent être mis en place. D’autres actions règlementaires sont prévues par la loi sur l’eau de décembre 2006, en particulier la mise en place de programmes d’actions sur les aires d’alimentation des captages prioritaires.

Plan Ecophyto: la France réduit l’usage des pesticides

L'État a présenté fin 2008 un plan d’action interministériel visant à réduire et à améliorer progressivement l’utilisation des pesticides. Ce plan reprend et concrétise les conclusions du Grenelle de l’environnement sur les phytosanitaires.

Quels risques pour la santé ?

Les molécules les plus dangereuses sont progressivement retirées (interdiction de l’atrazine en 2003) ou voient leur usage restreint (l’isoproturon par exemple n’est applicable qu’une fois par an et à faible dose).

Les risques encourus sont liés à des effets de toxicité chronique ou aiguë, mais aussi aux effets cumulatifs. Les données disponibles confirment que l’exposition à la campagne est deux fois plus importante qu’en ville. Elles mettent aussi en évidence que les conséquences de l’inhalation de pesticides (contenus dans l’air) sont beaucoup plus graves que celles consécutives à leur ingestion orale par l’eau ou les aliments.