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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Sécheresse

Le bassin Adour-Garonne n’est pas exempt de situations critiques. Les sécheresses récurrentes qu’il connaît, et les années 2011 et 2012 en sont un parfait exemple, posent la question de l’adaptation de nos comportements aux aléas climatiques. Ceci afin de respecter l’équilibre des écosystèmes aquatiques en tout temps.
L’Agence agit depuis plusieurs années afin de pouvoir trouver des solutions qui permettent une réponse dans la durée.

 

Impacts de la sécheresse

  • baisse de niveaux des nappes d’eau souterraine, des cours d’eau et des réservoirs,
  • risques de pollution et de dégradation de la qualité de l’eau
  • risques d’eutrophisation des milieux,
  • perturbation des écosystèmes,
  • risques pour la biodiversité,
  • conséquences économiques (limitation de l’irrigation, fourrage pour le bétail plus rare et plus cher, perturbation du tourisme, de l’industrie, de la centrale nucléaire de Golfech, des activités aquacoles et halieutiques) et sociales, avec la limitation des usages (arrosage des jardins et des terrains de sport, lavage des voitures) ne sont pas à négliger.

Agir dans l’urgence, mais aussi à plus long terme

Les crises doivent rester exceptionnelles : l’Agence facilite, aux côtés de l’État et des collectivités, les solutions à long terme garantissant des débits suffisants, sans lesquelles la situation serait encore plus critique.

Première action : gérer l’eau collectivement et instaurer des règles de partage entre les différents usagers à l’échelle de bassins versants sur le long terme. Onze plans de gestion des étiages et quatre schémas d’aménagement et de gestion des eaux ont été mis en œuvre.

En cas de sécheresse exceptionnelle, tous les acteurs concernés se réunissent régulièrement pour trouver des mesures d’urgence adaptées à la situation de crise : limiter, voire interdire les prélèvements par voie réglementaire :

  • lavage des voitures, remplissage de piscines et arrosage des jardins,
  • puis irrigation et usages industriels,
  • en dernier, les prélèvements pour l’eau potable

En Adour-Garonne, plus d'une dizaine de départements sont concernés tous les ans par ces mesures.

Économiser et recycler l’eau

L’Agence peut aider les collectivités, les industriels ou les agriculteurs à économiser les prélèvements en eau et à réduire les gaspillages.

Devant ces sécheresses récurrentes, des initiatives se multiplient pour se tourner vers des ressources en eau jusqu’alors délaissées :  récupération des eaux de pluies et réutilisation des eaux épurées. Mais ces techniques sont très encadrées et l’eau ainsi récupérée ne peut pas être utilisée pour tous les usages.

Les rivières sous perfusion

800 millions de m3soit presque l’équivalent du volume total annuel prélevé par l’irrigation en année moyenne) sont stockés dans les réservoirs ou “accessibles” à partir de certains barrages hydroélectriques (en cas de sécheresses, EDF lâche l’eau de ses barrages pour “alimenter” la Garonne par exemple). L’Agence a apporté 168 M€ en 25 ans pour constituer ces réserves.

Alors que les débits normaux de la Garonne en octobre à Toulouse sont de l’ordre de 100 m3/s, ils n’étaient par exemple en 2011 que de l’ordre de 50 m3/s, en incluant les 10 m3/s du soutien d’étiage à partir des barrages EDF. Plus de 30 millions de m3 avaient été injectés, sur une réserve mobilisable de 55 millions de m3 au total en 2011.

Ajuster la demande à l’offre

La réforme en cours pour l’irrigation vise à adapter les prélèvements agricoles (fixation de quotas pluriannuels par agriculteurs) aux ressources naturelles statistiquement disponibles huit années sur dix. En Adour-Garonne, cela conduira à baisser les autorisations annuelles de prélèvements pour l’irrigation dans les secteurs les plus sensibles.

Que fait l'Agence ?

Comment l’Agence soutient-elle les débits des rivières ?

L’Agence, en partenariat avec les collectivités territoriales, a financé en 2012 plus de 3,3 M€ pour mobiliser 92 millions de m3 depuis les ouvrages EDF afin de réalimenter l’Adour, la Garonne, le Tarn et l’Aveyron durant l’été. Pour les autres rivières, éloignées de tels ouvrages, elle incite tous les usagers à réduire leurs demandes en eau, à mettre en place des gestions concertées où l’eau est partagée équitablement entre tous et, quand cela est nécessaire, à créer des réserves.

Quels sont les projets de création de réservoirs soutenus par l’Agence ?

Une trentaine de projets sont à l’étude, notamment sur le bassin de l’Adour, de la Midouze et de la Charente, totalisant un volume d’environ 40 millions de m3, pour un coût estimatif de plus de 100 M€. L’Agence a récemment renforcé ses aides pour faciliter l’émergence de ces projets, avec des taux d’aide allant jusqu’à 70 % dans les situations les plus critiques. Elle prévoit d’ores et déjà des aides à hauteur de 11 M€/an pour réaliser ces nouvelles réserves. Mais restent les questions du portage, de l’impact environnemental et de l’acceptabilité locale.

Et demain ?

Les évènements extrêmes comme les sécheresses et canicules vont devenir plus fréquents. L'Agence a lancé en 2010 sur le bassin de la Garonne un vaste exercice de prospective à horizon 2050 (site Garonne 2050) pour faciliter la prise de conscience sur les enjeux du long terme et faciliter la décision publique.