Milieux aquatiques et biodiversité
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Poissons migrateurs du bassin Adour-Garonne

Les poissons migrateurs amphihalins partagent leur vie entre mer et rivière. Ils parcourent parfois de très longues distances pour atteindre leurs différents habitats.
La majorité de ces espèces naissent en rivière, gagnent la mer pour s'y développer puis retournent dans les eaux continentales pour se reproduire. Seule l'anguille a un parcours inverse.
Le bassin Adour-Garonne, berceau des poissons migrateurs
Le bassin Adour-Garonne accueille l'ensemble des huit grands migrateurs historiquement présents sur notre façade atlantique:
- saumon atlantique,
- truite de mer,
- lamproie fluviatile,
- lamproie marine,
- grande alose,
- alose feinte,
- anguille,
- esturgeon d’Europe.
L'estuaire de la Gironde, ainsi que la Dordogne et la Garonne aval, sont les derniers milieux continentaux fréquentés par l’esturgeon, espèce pour laquelle notre bassin a donc une responsabilité particulière pour éviter son extinction.
Passer l'estuaire sans encombre pour les poissons migrateurs (vidéo)
Le SDAGE contient plusieurs dispositions importantes et notamment celles relatives à la définition des axes à migrateurs amphihalins (C32) et à la préservation de la continuité écologique sur ces axes (C34). La préservation de ces espèces passe avant tout par la restauration et la protection de leurs habitats et par la libre circulation.
Les plans de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI)
Sous l’égide du préfet de la région Aquitaine, deux comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) définissent les plans de gestion des poissons migrateurs : PLAGEPOMI Garonne, Dordogne, Charente, Seudre et Leyre et PLAGEPOMI Adour et côtiers littoraux
Des plans spécifiques pour deux espèces
Deux espèces font l’objet de plans spécifiques : l’esturgeon d’Europe et l’anguille :
- plan national de restauration de l’esturgeon d’Europe : outre des dispositions en vue de la protection de la dernière population sauvage, ce plan repose sur les opérations de reproduction artificielle et de repeuplement désormais possibles à partir des poissons conservés au centre de Saint-Seurin sur Isle du CEMAGREF.
- l’anguille qui, compte tenu de son aire de répartition, doit être gérée à l’échelle européenne : le règlement européen adopté fin 2007 demande aux États membres de définir puis de mettre en œuvre un plan national de gestion de l’anguille.
De nombreux partenaires mobilisés
Ces programmes bénéficient des aides publiques de l'Europe (FEDER), de l'agence de l'eau Adour-Garonne et de certaines collectivités territoriales. Ils rassemblent de nombreux partenaires :
- établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) Garonne, Charente, Garonne, Dordogne, Adour
- DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement): Aquitaine, Midi-Pyrénées et Limousin
- collectivités territoriales : conseils régionaux (Aquitaine, Limousin) et certains conseils généraux
- agence de l'eau Adour-Garonne
- Onema (office national de l’eau et des milieux aquatiques)
- associations de restauration de poissons migrateurs : migrateurs des bassins Garonne et Dordogne : MIGADO )et migrateur du bassin de l’Adour : MIGRADOUR
- pêcheurs professionnels et de loisir
- organismes de recherche : Cemagref, INRA, ENSAT, Ifremer.
Publié le 01.02.2012







