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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Les nappes profondes

Les nappes profondes prolongent les nappes libres(1) au sein de couches géologiques poreuses ou fissurées, perméables, comprises entre des couches imperméables. L’eau y circule sous pression (la nappe est alors captive) et très lentement.

 

Géographie du territoire et particularités

Les nappes profondes correspondent principalement aux eaux captives du Bassin aquitain, et dans quelques cas également aux parties libres associées. Elles concernent des couches géologiques déposées durant les ères Secondaire à Tertiaire, avec une eau de l’ordre de 50 000 ans maximum. Elle sont délimitées au sud par le massif pyrénéen, au sud-est par la Montagne Noire, à l’est par le Massif central et au nord par le seuil du Poitou et le Massif vendéen.

Plus de la moitié du bassin Adour-Garonne dispose d’une ressource profonde potentielle ou exploitée (73 500 km²) qui englobe les seules parties captives des nappes profondes.

Enjeux et usages de l’eau

Les différents usages

L’ouest du territoire est plus fortement sollicité (irrigation en région Poitou-Charentes). A l’est et au sud, notamment en région Midi-Pyrénées où les nappes captives sont plus profondes et où d’autres ressources sont disponibles, les volumes prélevés sont plus faibles et destinés à l’alimentation en eau potable et à l’industrie. En limite de surexploitation en Aquitaine, ces nappes captives offrent encore un potentiel intéressant dans des secteurs moins sollicités, notamment pour :

le thermalisme : Aquitaine et Midi-Pyrénées sont respectivement les 1ère et 4e régions françaises en termes de fréquentation des stations thermales,

la géothermie : une quinzaine d’ouvrages en exploitation dans le Bassin aquitain,

la pisciculture, anecdotique en termes de parc d’équipements mais avec des volumes prélevés pouvant avoir un impact local très significatif.

Les enjeux

  • Restaurer l’équilibre entre captage et recharge : des mesures de gestion sont en cours de mise en œuvre (SAGE "Nappes Profondes") ; elles ne concernent toutefois pas la totalité des nappes d’eau concernées et n’ont pas encore produit tous les effets escomptés.
  • Garantir un usage optimisé des nappes profondes qui passe par la mise en œuvre de toutes les mesures du SDAGE relatives aux économies d’eau et à la maîtrise des consommations et, plus globalement, à la gestion des demandes en eau.
  • Maîtriser les risques de contamination saline : ils découlent d’un déséquilibre quantitatif en bordure d’estuaire ou d’océan (inversion des écoulements sous l’impact des prélèvements), pouvant entraîner dans les nappes des eaux saumâtres ou salées, d'origine marine ou issues de nappes d’eau déjà confinées.
  • Réduire ou éliminer les pollutions anthropiques : les eaux souterraines  captives, protégées par un ou plusieurs niveaux imperméables, sont globalement en bon état même si l’on remarque la présence de dégradations d’origine anthropique dans les zones proches des limites d’affleurement.
  • Améliorer les connaissances sur les nappes profondes

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Télécharger le pdf sur la synthèse de l’actualisation de l’état des lieux des nappes profondes préalable à l'élaboration du SDAGE 2016-2021 (édition 2013)

 1- Les nappes libres du bassin ne sont pas traitées ici, car leur fonctionnement est très lié à celui des eaux de surface.