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Agence de l'Eau Adour-Garonne

Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Milieux aquatiques et biodiversité

Les lacs

La directive cadre sur l’eau indique un seuil minimum de 50 hectares au-dessus duquel tout plan d’eau constitue une masse d’eau. Sur les 4000 lacs du bassin, 105 d'entre eux correspondent à ce critère, représentant 22 % des “masses d’eau lacs” françaises.

Différents types de lacs

Quand on parle de lac, il convient de distinguer :

  • les lacs naturels, dont l'origine résulte de processus géomorphologiques (12 sur le bassin Adour-Garonne),
  • les lacs artificiels, créés par l'homme et résultant d'activités extractives en lit majeur ou d'exploitation d'anciens gisements de lignite (5 sur le bassin Adour-Garonne),
  • des lacs d'origine anthropique, créés sur une masse d'eau rivière, et qui correspondent pour l'essentiel à des barrages (88 sur le bassin Adour-Garonne).

La plupart des retenues du bassin Adour-Garonne sont de moyenne montagne et de basse altitude, générées par des barrages à usage hydroélectrique ou de soutien d’étiage et/ou d’irrigation.

Chaque lac appartient à une classe typologique nationale. Cette typologie distingue "l’hydroécorégion" (HER) et la forme de la cuvette dans laquelle ils s’inscrivent (notion de profondeur).

Des lacs aux caractéristiques variées

Les caractéristiques physiques et chimiques de chaque lac (géologie, climat, altitude, surface, profondeur, stratification thermique estivale, présence d'une zone littorale…) contribuent naturellement à la diversité biologique rencontrée.

Comme réceptacles des eaux de leurs bassins versants et lieux d'accueil de nombreux usages humains, ces plans d'eau sont cependant soumis aux conséquences de toutes les activités qui y sont développées. Ils doivent faire l'objet d'attentions particulières destinées à conserver leur état écologique ou à le restaurer lorsque leur fonctionnement a subi des dégradations.

Des milieux de vie

Ces plans d'eau abritent des communautés végétales et animales très diversifiées, qui contribuent fortement au maintien de leur bonne qualité écologique. Ces communautés colonisent de manière permanente ou temporaire des parties quelquefois importantes des zones riveraines ou plus profondes de ces milieux.

Elles comportent de nombreuses espèces ubiquistes, susceptibles de s'adapter à des habitats très variés, mais aussi quelques espèces de plantes patrimoniales inféodées à des caractéristiques physiques de biotopes très particulières ou à des eaux d'excellente qualité. Certaines de ces espèces sont d'ailleurs protégées au niveau national ou européen.

Dérogation pour Pareloup (12)

Par dérogation à la loi “littoral”, l’article L. 146-8 du code de l’urbanisme prévoit une procédure d’autorisation exceptionnelle de station d’épuration pour des communes maritimes. Elle s’applique aussi aux grands lacs, comme Pareloup, dans l’Aveyron, au bord duquel se situe la commune de Salles-Curan. Cette procédure exceptionnelle de dérogation s’impose car ce site n’est pas situé dans la continuité du tissu urbain existant. Ce lac, plus imposante réserve artificielle de la région avec 170 millions de m3 d'eau, est la pièce maîtresse des cinq lacs du Lévezou aménagés entre 1970 et 1980 pour la production hydroélectrique.

Depuis trois ans, le préfet a mis en demeure Salles-Curan de mettre aux normes européennes son système d’assainissement. La capacité actuelle de la station d'épuration (1 000 EH), de type lagunage naturel, est insuffisante au regard des besoins. Suite à l’analyse des différents sites possibles et des techniques alternatives, la mairie propose une nouvelle station d’épuration de 2 250 EH, au lieu dit la Carrière, en bordure de lac, à environ 650 mètres de la station actuelle. Le niveau de rejet de la  future station permet de respecter l'objectif de bon état écologique. Ce projet étant prioritaire pour l'Agence, elle a programmé de le financer en 2012 au taux de 50 %.