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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Bassin versant de la Dordogne

Géographie du territoire et particularités

Située au nord-est du bassin Adour-Garonne, la Dordogne est un affluent en rive droite de la Garonne. Sa réunion avec la Garonne forme l’estuaire de la Gironde.

Plus grands bassins-versant d’Adour-Garonne (24 000 km2) après celui de la Garonne, il est subdivisé en 6 sous-bassins versants : l’Isle (3 740 km2), la Dronne (2 794 km2), la Vézère (3 725 km2), La Dordogne à l’amont de la Cère (6 580 km2), la Dordogne à l’aval de la Cère (4 984 km2) et la Dordogne Atlantique (2 100 km2).

Il regroupe d’est en ouest trois grands ensembles géologiques distincts :

  • un domaine cristallin et volcanique à l’est et au nord-est,
  • un domaine calcaire au centre du bassin où l’on retrouve des conditions karstiques caractéristiques,
  • un domaine sédimentaire, enfin, à l’ouest où les modelés sont plus doux et les vallées moins encaissées.

Le climat, sous influence océanique à l’ouest, avec des précipitations modérées (600-800 mm), prend un caractère montagnard plus humide à l’approche du Massif central. Les précipitations de 800-1 200 mm dans la partie centrale du territoire excèdent parfois les 2 000 mm dans la partie la plus orientale.

Enjeux et usages de l’eau

Avec 1 135 379 habitants (2010), le bassin de la Dordogne est le deuxième plus peuplé d’Adour-Garonne après celui de la Garonne, mais avec une  densité de population (42 hab/km2) largement inférieure à la moyenne nationale (97 hab/km2),. Les zones urbaines sont réparties régulièrement sur l’ensemble du territoire avec un positionnement central des villes de Tulle (unité urbaine de 22 155 hab en 2009), Brive (76 300 hab en 2009) et Périgueux (66 299 hab en 2010). Le bassin de la Dordogne ne compte pas d’agglomération d’importance régionale. Les zones rurales les moins urbanisées sont la façade nord du bassin (limite Charente, Haute-Vienne) et le secteur limousin et cantalien. La vallée de la Dordogne se densifie nettement entre Libourne et l’agglomération bordelaise.

Une dominante rurale

Territoire rural, il est caractérisé par de petites exploitations agricoles aux productions diversifiées : élevage (bovins viande en Limousin, laitier dans la marche volcanique orientale, ovins en Corrèze et Lot, palmipèdes en Périgord), grandes cultures (Dordogne aval, ribéracois), cultures maraîchères ou petits fruits le long de la vallée de la Dordogne, viticulture (Bergeracois, Blayais, Libournais), noix et tabac (sud du bassin) arboriculture à la frontière Corrèze-Dordogne. La SAU représente 43% de la surface du bassin (donnée 2000). La surface forestière est bien développée en Limousin, avec une forte part de résineux de production.

Une activité industrielle caractérisée par plusieurs pôles d’activité 

  • l’agroalimentaire (activités laitières et fromagères à l’est et au centre nord du bassin, conserveries de Sarlat (foie gras) à Saint-Céré (confitures), en passant par Brive (petits pots,…) et abattoirs dans le Périgord et en Corrèze, activités viti-vinicoles au sud-est (Dordogne aval et Atlantique),
  • le bois et le papier (Brive, Tulle, Uzerche, et Bergerac),
  • la métallurgie, la mécanique, le traitement de surface (Libourne, Brive, Tulle),
  • la chimie (Bergerac, Libourne),
  • la production hydroélectrique, l'une des activités majeures.
  • unefréquentation touristique importante, la clientèle étant attirée par les facettes du patrimoine gastronomique, paysager, bâti, naturel, historique et la diversité des activités offertes. Les loisirs aquatiques, y compris la pêche, complètent la palette des produits d’appel de l’activité touristique de ce bassin.

Principaux enjeux au regard de l’eau

  • Préservation des têtes de bassins versants  (frange nord et est), en vue de faciliter la bonne gestion quantitative et qualitative de l'ensemble du bassin, et de préserver les ruisseaux en très bon état et la biodiversité associée (moule perlière, tourbières),
  • préservation et réhabilitation du bon fonctionnement des rivières en restaurant les phénomènes de régulation naturelle et la dynamique fluviale et en protégeant les écosystèmes aquatiques, ainsi que les zones humides, pour enrayer leur disparition et leur dégradation,
  • restauration de débits d'étiage suffisants notamment sur les affluents des grands axes dans les zones cristallines comme dans les petites régions d’irrigation,
  • gestion de la ressource en eau et des territoires pour l'alimentation en eau potable  et les loisirs nautiques, préserver le patrimoine aquatique et la dynamique fluviale,
  • amélioration de la qualité des eaux par la réduction des pollutions diffuses, en particulier d'origine agricole ou sylvicole et par le traitement des pollutions ponctuelles individuelle ou collective.

Télécharger le pdf sur la synthèse de l’actualisation de l’état des lieux du bassin de la Dordogne  préalable à l'élaboration du SDAGE 2016-2021 (édition 2013)