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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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1 an après les inondations, l'Agence reste solidaire des collectivités touchées

20.06.2014 - 30.06.2014

Crédit AEAG Pierre Barthe - photographe

Dès juillet 2013, le Conseil d’Administration de l’agence de l’eau Adour-Garonne avait mis en place un dispositif exceptionnel d’aides financières à hauteur de 10 millions d'euros pour la réalisation de travaux urgents liés  aux crues importantes des 18 et 19 juin 2013 dans les Pyrénées.

L’Agence a apporté son aide à toutes les demandes qui lui ont été soumises dans ses domaines d’interventions (soit 89) réparties sur les trois départements touchés :

  • 21 opérations de travaux sont financées sur la Haute-Garonne à hauteur de 1,729 M€,
  • 60 opérations pour les Hautes-Pyrénées, à hauteur de 7,31 M€
  • 8 opérations pour les Pyrénées Atlantiques, à hauteur de 0,931 M€

Les travaux éligibles au sein de ce dispositif concernent essentiellement :

  • les travaux de réfection et de nettoyage des installations d’eau potable et d’assainissement collectif des collectivités.
  • le dégagement des cours d’eau : enlèvement des embâcles et déchets épars, reconstitution des berges et replantations à l’exclusion des travaux de confortement en génie civil ou enrochement.

Au-delà de ces aides d’urgence, l’agence de l’eau Adour-Garonne et la DREAL de bassin ont engagé une réflexion  sur  les secteurs touchés, à savoir la Garonne amont,  la Pique ainsi que les Gaves.

Il ressort des premiers éléments :

  • que la forte crue de juin 2013 a plusieurs origines : fonte nivale, pluies importantes, transport de matériaux alluvionnaires (bocs, galets, cailloux, sables…),
  • que la présence de verrous hydrauliques naturels ou liés à l’activité humaine (pont, zones urbanisées…)  joue un rôle important dans le fonctionnement du cours d’eau,
  • qu'au-delà des travaux nécessairement conduits dans l’urgence afin de protéger les biens et les personnes, il y a nécessité d’aller vers une gestion collective et intégrée des cours d’eau afin de préserver les zones tampons et de mieux prévenir les inondations.

Une zone tampon permet en effet de dissiper l’énergie du cours d’eau et vise la protection d’une zone urbanisée à l’aval en diminuant les dégâts.

L’enjeu collectif aujourd’hui est donc de définir une stratégie à 10-15 ans pour la gestion durable des cours d’eau et des espaces riverains utilisés lors des crues. Celle-ci devra être portée à une échelle territoriale en cohérence avec la dimension hydrographique des cours d’eau concernés et intégrer un ensemble de règles touchant tant à l’aménagement du territoire, l’urbanisme qu’à la gestion propre du cours d’eau. Il est aussi souhaitable, dans la perspective de nouvelles crues, de différencier les infrastructures et enjeux humains qui feront l’objet de travaux de première urgence de ceux qui doivent faire l’objet préalablement d’une réflexion plus poussée avant mise en œuvre d’éventuels travaux. L'Agence accompagne également techniquement et financièrement ces approches et organisations.

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