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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

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Une pression phytosanitaire importante dans le grand sud-ouest

22.09.2015 - 01.10.2015

Qualité des eaux et phytosanitaires 2013-2014

Depuis 2006, l’Agence surveille, grâce à un réseau dédié, les produits phytosanitaires dans les milieux aquatiques. Ce suivi permet d’orienter ses programmes d’actions pour lutter contre ce type de pollution. Elle vient de publier les principales informations issues des campagnes de surveillance conduites en 2014 pour les rivières et en 2013 pour les eaux souterraines. Celles-ci confirment que le bassin Adour-Garonne présente, globalement, une pression phytosanitaire importante.

De manière générale, les herbicides sont les plus repérés : en rivière, le glyphosate (avec son produit de dégradation l’AMPA) et le S-métolachlore. S’agissant des eaux souterraines, le S-métolachlore et l’alachlore notamment, présentent les taux de détection les plus importants.

Un nombre de molécules retrouvées en hausse dans les rivières en 2014

En 2014, 99% des stations suivies en rivières présentent au moins une détection de produit phytosanitaire (140 molécules sont recherchées lors de chacun des 6 prélèvements annuels). Comme les années précédentes, le bassin de la Garonne moyenne et de ses affluents  semble être le plus soumis à la pression phytosanitaire. Les bassins de l’Adour et de la Charente le sont également mais dans une moindre mesure.

Sur le bassin, 94 molécules (sur les 140 recherchées) ont été retrouvées en 2014, contre environ 70 en 2012 et 90 en 2013. L’année 2014, comme l’année 2013 a été caractérisée par un printemps humide favorisant  le recours aux produits phytosanitaires.

Des détections en hausse dans les eaux souterraines

Sur 1420 stations mesurées en 2013 pour les eaux souterraines, 817 ont au moins une molécule quantifiée et 204 ont au moins un dépassement de la limite du bon état chimique de 0,1µg/l, soient 14% des stations suivies en 2013 pour le bassin.

Les zones impactées par ces dépassements restent les mêmes que les années précédentes : la plaine de l’Adour, la vallée de la Garonne et de l’Ariège et plus globalement la région Poitou-Charentes. Chaque année, de plus en plus de secteurs (nord-est du bassin) présentent des détections.

Des résultats cohérents avec les ventes de phytosanitaires

La France est la première utilisatrice européenne devant l’Allemagne et l’Italie, avec 60 000 tonnes de produits phytosanitaires en 2013 dont presque un quart utilisé en Adour-Garonne (14 000 tonnes, correspondant à près de 400 substances actives vendues).

Les informations collectées sur les ventes de produits phytosanitaires à partir de la redevance perçue par l’Agence de l’eau ont été croisées avec celles sur les molécules retrouvées dans l’eau. Sur les 400 substances vendues au total en 2013, les 10 substances les plus vendues représentent 63% des ventes globales sur le bassin.

Les résultats de vente de substances actives sont globalement cohérents avec les principales molécules phytosanitaires retrouvées en rivières (en eaux souterraines, ce sont essentiellement leurs métabolites qui sont retrouvés), avec le glyphosate et le S-Métolachlore, respectivement 2ème et 5ème molécules les plus vendues.

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