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Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
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La séparation à la source arrive à Garorock !

27.06.2019 - 30.06.2019

Depuis ses débuts, Garorock se soucie d’alléger son empreinte environnementale : sensibilisation sur les questions de gaspillage alimentaire via la mise en place d’espaces de compostage et de récupération de denrées à destination des Restos du Cœur ; revalorisation des huiles usagées et sur une gestion modérée de l’eau ; mis en place de nombreux partenariats locaux pour favoriser l’utilisation de transports en communs et covoiturage…

Cette année encore, Garorock innove : Le festival va expérimenter la séparation des urines à la source, autrement dit dans les toilettes.

C’est qu’ils en boivent des quantités de liquides en tous genres, les garorockeurs et les garorockeuses !  Bière, vin, eau, … : quelques mètres cubiques de boissons sont consommés pendant les trois jours du festival. Ce qui signifie à peu près autant d’urines produites, un pipi plein de richesses que Garorock nous invite à regarder autrement.

Un pipi riche en engrais qui mérite que l’on s’en occupe autrement.

Concrètement, des toilettes dites séparatives vont être mises en place sur une partie du site, avec l’aide d’une équipe de chercheurs en génie des procédés et des sociologues[1].

Ces toilettes au look un peu particulier, permettent de séparer l’urine des matières fécales et de les faire transiter dans des réseaux séparés, et donc, in fine de pouvoir récupérer les éléments fertilisants qu’elles contiennent, ainsi que les micropolluants.

Ces toilettes sont également très sobres : elles consomment 1,2 litre d’eau, soit 8 fois moins environ que les toilettes conventionnelles (6-9 Litre par chasse).

« Nous allons recueillir à chaud les impressions des festivaliers, voir ce qu’ils comprennent de l’utilité de ces toilettes séparatives, si cela est confortable, facile ou compliqué à utiliser » explique Etienne Paul, directeur de recherche à l’INSA et membre de consortium qui met en place cette opération inédite en France.

Comme toute solution nouvelle, elle doit faire ses preuves en situation réelle et surtout être comprise pour être acceptée. Les pays d’Europe du Nord sont plus en avance que nous, mais la prise de conscience de l’urgence d’agir est là.

Notre système basé sur la chasse d’eau est certes synonyme de modernité, de propreté précise Etienne Paul.  Mais il est à bout de souffle. Nos stations d’épuration ont de plus en plus de difficultés à s’adapter aux normes de traitement, de plus en plus sévères. Nos rivières sont au bord de l'indigestion en azote et en phosphore. La situation pourrait s'aggraver avec l'assèchement des étiages, et la concentration des habitants dans les métropoles.

D’où la nécessiter de mettre au point des alternatives à la chasse d’eau, de les expérimenter, pour les améliorer, pour que progressivement, elles prennent place dans le champ de possibles, et que les aménageurs, urbanistes, architectes et citoyens, les adoptent.

 

[1] Les partenaires de l’opération « séparation à la source »

Financé par l’ANR, cette opération fait partie d’un projet de recherche financé par  l’agence nationale de la recherche (ANR). Il rassemble des partenaires très complémentaires : deux laboratoires de recherche : LISBP, LEESU ; deux bureaux d’étude : Solagro et Le Sommer Environnement et deux fournisseurs de procédés et techniques : POLYMEM, JP COSTE.

Pour plus d'informations : www.design.cnrs.fr