Aller au contenuAller au menuAller à la recherche
Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Au service
des milieux aquatiques
du bassin Adour-Garonne

Rechercher :
Description illustration
Navigation principale

Eau et activités économiques - Les pesticides

Les pesticides

©Didier Taillefer-AEAG

Les produits phytosanitaires plus communément appelés  « pesticides » sont des produits utilisés pour protéger les cultures des différentes agressions dont elles peuvent être la cible (ravageurs, maladies, végétaux non désirés).

Diminuer les quantités de pesticides utilisés

 De fortes pressions localisées sur le bassin

 Les pressions les plus fortes sur notre bassin sont localisées sur :

  • Le bassin de la Charente, qui associe un territoire viticole et des grandes cultures,
  • La vallée de la Garonne et l’aval de ses affluents de rive droite, où se combinent grandes cultures, arboriculture, vigne et cultures maraîchères,
  • Les affluents gascons de la Garonne, où nous retrouvons de grandes cultures et localement des viticultures.

De plus, en zone de piémont, la disparition des prairies en faveur des terres arables pour grandes cultures renforce les risques de pollution par les produits phytosanitaires.

Dans les eaux superficielles (rivières et lacs), les analyses montrent une présence quasi généralisée des pesticides sur l’ensemble du bassin Adour-Garonne. Ce sont toujours les herbicides et leurs métabolites qui sont le plus retrouvés, principalement glyphosate et S-Métolachlore. Dans les eaux souterraines, nous retrouvons également des molécules herbicides dont l’utilisation est interdite. Ces détections sont représentatives d'utilisations passées et traduisent une forte rémanence de ces molécules dans l’environnement.

Les herbicides racinaires sont les plus préoccupants car ils s’appliquent sur sols nus et ont une durée de vie longue pour garder une efficacité suffisante pour la culture suivante. De plus, ils sont sensibles au lessivage et au ruissellement et se retrouvent fortement dans les cours d’eau ou les nappes. Pour exemple, les métabolites de l’atrazine (molécule pourtant interdite en 2003) sont toujours présents à l’heure actuelle dans les milieux naturels.

Réduire les quantités utilisées et protéger l’eau et les milieux aquatiques

L’agence de l’eau et ses partenaires contribuent à la lutte contre les pollutions par les pesticides qu’elles soient diffuses ou ponctuelles. Elle finance les investissements en matériels innovants ou matériel de substitution ainsi que les GIEE (Groupement d’Intérêt économique et environnemental) et les « groupes 30  000 » du plan Ecophyto II+ pour que les agriculteurs se forment à la maitrise d’une pratique particulière ou travaillent au changement du système d’exploitation dans son ensemble. L’agence de l’eau accentue son soutien technique et financier sur les zones de captages prioritaires pour la protection de l’eau nécessaires à la production d’eau potable.

 

 

Crédit photo ©Didier Taillefer-AEAG